Cofely Services fait sa révolution numérique

Pour Jean-Pierre Moneger, directeur général de Cofely Services, groupe GDF-Suez, une stratégie de transformation numérique permet de trouver des gains de productivité en s’ouvrant sur le monde « On a décliné notre stratégie digitale de manière très volontariste puisque quand je suis arrivé, il y a trois ans, j’étais un des seuls happy few à avoir un Ipad. Je me suis dit on peut pas rester aussi diffèrent de la société dans laquelle on vit » a-t-il déclaré lors de la conférence “Se réinventer grâce au numérique“ organisée par Microsoft lors des Techdays.

 La tablette, outil de libération et d’innovation

Ma première décision a été de fournir des tablettes pour tout le monde. En me battant avec la hiérarchie parce que son premier réflexe « c’était de dire ça coute cher. » La tablette permet de faire évoluer la culture d’entreprise. Aujourd’hui, on en a 6 000. Mais il faut déjà l’avoir en main pour comprendre ce qu’on peut en faire. C’est le premier acte. Vous découvrez que vous avez accès à tout le savoir de la terre et vous vous demandez comment intervenir en utilisant cet outil. Ma méthode ca a été de travailler sur le hard en disant aux gens tenez voilà une tablette faites ce que vous voulez. Ils ont pu se dire qu’ils pouvaient travailler autrement. Ca crée un champ d’émulation très fort au sein de l’entreprise, et maintenant n’importe quel technicien peut inventer une petite application qui sera peut être reprise au niveau national. Les gens ont plein d’idée, ils ont envie de faire bouger leur entreprise, ils arrivent avec leur petite innovation. Si elle est reprise dans notre organisation, la DSI intervient alors pour la muscler et la peaufiner afin qu’elle corresponde à des critères industriels.

Robotisation et gamification, on ne s’interdit rien !

Moi je considère qu’il n’y a pas de limite. Tout le monde doit pouvoir s’exprimer, créer et pouvoir proposer quelque chose de neuf. Il faut rebondir sur tout ce qui sort. La question que tout le monde doit se poser : « tiens il y a quelque chose de nouveau, qu’est ce que je peux inventer pour vendre un service nouveau et me différencier. » On travaille avec des start-up et on sort de la culture « je connais mon métier, je suis ingénieur, ma solution est la meilleure et je vais l’imposer au marché » Partnering Robotics a sorti un robot qui a l’air bien de fonctionner et nous allons les aider à l’industrialiser. Le robot est une machine sur laquelle on peut mettre des capteurs, et donc une source d’information au plus près de l’utilisateur. Ca ouvre un champ d’expérimentation

La gamification, c’est un autre sujet. Grâce à la digitalisation, ça devient un outil de transformation et de qualité de vie au travail. Je pense qu’on est sorti du monde où on disait aux gens c’est bien d’éteindre la lumière en sortant du bureau. Le jeu permet de lancer des challenges en matière d’efficacité énergétique, de faire jouer par exemple l’étage de la direction contre les autres étages. La gamification est possible aujourd’hui parce qu’il y a des capteurs, des algorithmes, des tableaux de bord en temps réel. Dans notre tour qui fait 22 étages, on a joué les uns contre les autres pour savoir quel était l’étage qui consommait le moins. Ca amène de la convivialité car les tours verticales ne sont pas l’idéal pour l’ambiance de travail.

La revanche du bottom up sur le top down

Les jeunes générations veulent pouvoir parler. On n’est plus dans un monde où les ordres descendaient du haut vers le bas. Aujourd’hui on est rentré dans un monde du bottom up. Le top down, c’est fini. C’était y a longtemps, j’ai installé les premiers ordinateurs doubles disquette (256 ko). Chaque fois que j’arrivais dans un service, j’étais une sorte de deus ex machina, et tout le monde me regardait avec des yeux émerveillés en disant « ça c’est un ordinateur, on va pouvoir en faire des trucs. » Quand je suis arrivé chez Cofely, il y a trois ans, un technicien m’a dit « c’est de la daube votre machin, ça prend pas de photo. »Il m’a sorti son Iphone et a ajouté « voilà un outil avec lequel on peut travailler…C’est difficile quand on est patron à donner tort à ce gars là. On voit bien que le public est plus en avance que l’entreprise. Et plus celle-ci est grosse, plus elle a du mal à rénover tout son parc. La grande entreprise ne doit pas se laisser ringardiser. Le bottom up est beaucoup plus productif que le top down. C’est un mouvement de société. C’est le terrain qui sait ce qui se passe sur le terrain. Tout le monde s’adapte même l’armée. C’est le terrain qui décide maintenant comment on va faire parce qu’il sait ce qui se passe. On peut parler directement à son client et voir comment on peut lui amener un service.Ca provoque un changement dans la manière de voir. Le management était habitué à travailler en top down avec la règle des 5 C. C’est derrière nous.

 

 

 

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