L’homme de Cro-Magnon est toujours en vie

Notre proche ancêtre qui foulait le sol de la terre, il y a 35 000 années, aurait-il fait un retour en force dans les entreprises ? En réalité, il n’a jamais disparu. Nous serions tous des hommes et des femmes de Cro-Magnon, sous nos habits de travail, avec des désirs inavouables et primitifs : « tout contrôler, se rendre incontournable, être reconnu, préserver ses acquis…»

L’entreprise souffre d’un mal étrange

Pour Gérard Pavy, auteur de « Dirigeants, salariés, les liaisons mensongères » publié aux Editions d’Organisation, l’entreprise souffre d’un mal étrange : « tous ses membres y prônent la confiance et la coopération. Mais c’est l’esprit de clan, les jeux politiques, la dissimulation et le sabotage qui font leur loi au quotidien » Tous les comportements qu’il cite et qui affectent l’entreprise d’aujourd’hui sont de l’ordre du cerveau reptilien. Depuis des dizaines de millions d’années ; ce cerveau dirige non seulement la respiration, la circulation du sang et le métabolisme, mais aussi les comportements qui servent à assurer la survie. Depuis toujours, choisir un territoire précis, revendiquer le droit de le posséder et de le défendre, ont fait partie des conditions de survie. Lorsqu’un iguane gonfle son sac vocal dès que son territoire est touché, il dépend du même programme du cerveau reptilien qu’un être humain indigné quand quelqu’un cherche à prendre sa place.

Des comportements de survie préoccupants

Ignorer la dimension reptilienne de l’homme c’est un peu comme vouloir voler en ignorant la loi de la pesanteur. Il faut la prendre en compte pour en tirer le meilleur parti. Mais quand le cerveau reptilien impose durablement sa loi, cela se traduit chez l’individu par beaucoup de déperdition d’énergie et des comportements préoccupants.  La confiance se transforme  en défiance et tout le monde se retrouve piégé. Dans un climat de crainte et de peur réciproque, personne ne peut vraiment exploiter les capacités qu’il porte en lui. L’homme de Cro-Magnon n’avait pas besoin de masquer son intelligence au travail et de faire semblant d’être froid, insensible, dénué d’état d’âme, 

Ce contrat-là est invisible

 Un document révèle que dans le secteur bancaire la moitié des salariés arrive au travail chaque matin en se disant que ce qu’ils font n’a guère d’importance. Existe-t-il un remède à portée de main ? Ce qui est échangé avec l’entreprise va au-delà du simple contrat de travail. On y trouve une fierté d’appartenance, une reconnaissance et un sens donné à une partie de sa vie. Ce contrat-là est invisible et n’est garanti que par la confiance que la personne accorde à son entreprise et vice-versa. Comprendre les mécanismes mentaux qui bloquent ce sentiment est essentiel. Quand nous sommes prêts à assumer le risque de produire quelque chose de différent en vue de trouver une solution plus pertinente, nous nous appuyons nos talents et sur le potentiel de notre néo-cortex. Encore faut-il que le contexte offre les conditions pour le faire.

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